Pauvre jardin

Publié le par Fleuriste Mélomane

 La Fleuriste est fort triste en ce petit matin.

Elle a chassé le noir de ses idées, en vain.

Sa sœur, l'aventurière, de vieux comptes a réglé,

dans un mail revanchard hier, à la nuit tombée.


La Fleuriste sans nouvelle trop longtemps est restée,

ella a broyé du noir pendant de longues journées.

Sa sœur semait le doute ; la famille en son sein

récoltait les angoisses d'un pays si lointain.


Sa sœur a pris la plume : tranchante et aiguisée.

Elle a taillé bien court les fleurs du jardin!

Reste un bouquet d'épines qui écorche les mains.


Sa sœur, l'aventurière hurle sa liberté

Mais la Fleuriste n'a pas de chaînes à délier

Il lui reste les maux, les mots et le chagrin.


Publié dans La Fleuriste écrit

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stef-cop's 17/11/2008 20:14

Bel exemple de sonnet, avec quelques irrégularités certes, mais qui ne ternissent en rien la beauté ainsi que les qualités évocatrices et élégiaques de cette complainte!
Bravo ma cop's!

Fleuriste Mélomane 23/11/2008 16:15



Vous avez, mon amie, avec de tels propos


fait rougir la Fleuriste et flatté son ego.


Elle aura maintenant, vous pouvez y compter


Grande estime pour vous, en plus de l'amitié.



Flomi 17/11/2008 18:19

"Laisse chier les éléphants"
(vieux proverbe de sagesse traditionelle chinoise)
Comment ça y'a pas d'élèphants en Chine????

zeugma 17/11/2008 10:28

L'aspérité heurte mais s'érode! DÉCANTE ! bises

Fleuriste Mélomane 17/11/2008 11:53


Et la fleuriste alla contempler son jardin
attendant que s'érode l'aspérité zélée,
et que repoussent enfin les fleurs enjouées.