Fin de la ballade...

Publié le par Fleuriste Mélomane

Le dragon ne sommeillait plus : Señorita bouillonnait dans l'antichambre du bureau de M l'Ambassadeur.
Elle s'était réveillée aux aurores, et avait particulièrement mal dormi. Difficile de cloisonner! Des hordes d'élèves hurlant et de collègues à combattre avaient peuplé sa nuit. Elle avait donc son masque de panda, les traits tirés et le regard aiguisé.
Mais ne vous méprenez pas, Señorita a la colère contenue : aucune chance qu'elle fasse un scandale et qu'elle hurle sur M l'Ambassadeur. Remarquez, c'est très tentant : imaginez la scène.

Acte I, scène IV
 Ballade du duel qu'au collège des Remparts,
 Mr l'Ambassadeur eut avec Señorita."

Señorita :

Je jette avec grâce mon feutre
Où vais-je vous larder, dindon?
Dans le flanc, vous qui êtes si pleutre...
 Au coeur, sous votre bleu veston?...
- La sonnerie tinte, ding-don!
Ma pointe voltige: une mouche!
Décidément... c'est au bedon,
Qu'à la fin de l'envoi, je touche.


Vous pardonnerez à Señorita l'emprunt malencontreux de ces célèbres octosyllabes...
 N'empêche, ça aurait de la gueule... La porte négligemment laissée entrebaillée, ..., pour que tout le personnel de Direct-Zion entende...
Mais non, elle ne pouvait pas faire ça... Elle y pense, elle en rêve... Mais non, elle ne peut pas faire ça. Faut un type qui ait de l'humour; voyons!

Ce matin là, Señorita avait gardé l'option iceberg : glaciale et menaçante , et elle attendait dans l'antichambre du bureau que M l'Ambassadeur la reçût...
« Bonjour, (grand sourire), Que puis-je faire pour vous? »
Arghhhhh
Señorita respira, répéta la question (vieille astuce pour gagner du temps et ne pas jetter avec grâce son feutre). Puis très sèchement elle expliqua la découverte de sa nouvelle vie du jeudi : le marathon, les joies des couloirs, les sasalles impratiquables. Señorita fit alors une petite pause, foudroyant l'Ambassadeur du regard, au passage, ça ne mange pas de pain, et annonça : «Ce sont des conditions de travail déplorables, il est hors de question que je continue comme ça jusqu'à Pâques. »



« Jusqu'à Pâques... Mééééééé noooooooon. Jusqu'en Janvier seulement » (grand sourire)
Señorita ne respira pas, et cracha un « Janvier dites-vous? Nous verrons bien! »
Ajem, l'Ambassadeur comprit alors (chacun son rythme) que le dialogue n'était pas très ouvert.
« Je vais voir ce que je peux faire pour vous. On va vous arranger ça. »

Et voilàààààààààààààà.
Trop facile!
Il suffit de demander.

 Quelques heures plus tard, Señorita découvrit son nouveau nouvel emploi du temps, de la bouche de Madame Trop Gentille, la CPE, a qui ON avait refilé le bébé.
« Je t'ai trouvé une solution... 2 journées sans changer de salle. »
C'est bien dis-donc ! C'est déjà ça... Et c'est dans quelle salle???
En salle de perm'.
 Beuh.
Juste à côté d'une salle de perm.  
OK, je vois. Heu... Juste comme ça pour savoir... Où vont les élèves qui ont perm'?
Dans la salle des sacs, bien sûr!
Dans la salle des sacs!
C'est beau!
Merci qui? Merci la vie Sco!

Elle est KO notre Seño.

Publié dans Les cris de Señorita

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L.P. 10/11/2008 19:32

C'est vrai! Et ainsi se finit la gazette
...les jeudi zéro huit, du matin au diner
madame Senorita sera empermantée!
(acte V, scène 6)

Fleuriste Mélomane 11/11/2008 22:32



Merci La Prof : il faut toujours finir avec panache !
;-)